Dans la cité d’Oicha en territoire de Beni, au Nord-Kivu, il s’observe une baisse sensible de tensions communautaires et de conflits entre les familles autochtones, les dépendants de militaires et des déplacés.
Ce, au lendemain d’une implantation des forages photovoltaïques, contribuant à l’approvisionnement en eau potable, noeud du problème, notamment dans les quartiers Mabasele, Mbimbi et dans plusieurs cellules.
Esther Mukeina, issue d’une famille militaire, joue la sentinelle au point d’eau Yesu ni Jibu. Elle rapporte une réduction conséquente de tensions entre les femmes.
« Avant, les femmes s’injuriaient beaucoup. Elles s’échangeaient même des coups à la recherche de l’eau. Il y avait vraiment des disputes », souligne-t-elle.
Cette version est corroborée par Evariste Kambale, coordonnateur du Comité de gestion des points d’eau à Oïcha, qui appelle les population à protéger ce patrimoine communautaire en bon père de famille.
« La population ne se ravitaillait de l’eau qu’à partir des sources trop sollicitées. Mais depuis que les ONG nous ont amenés des forages, les conflits liés à l’eau ont sensiblement baissé, même s’il nous faut encore d’autres. La population environnant ces forage doit les garder à bon père de famille », plaide-t-il.
Derrière tous ces forages se trouvent des organisations humanitaires, qui n’ont menagé aucun effort pour desservir ces populations. Pour Oïcha, ces forages ont non seulement contribué à réduire le conflit, mais aussi et surtout à protéger des populations dont des femmes, des filles et des enfants face aux dangers de longues distances à la recherche de l’eau.
Cet article est produit dans le cadre du projet « Renforcement des capacités des journalistes et médias du Nord-Kivu sur le journalisme de paix pour la cohésion sociale ». Un projet exécuté par l’Union Nationale de la Presse du Congo, section du Nord-Kivu, avec l’appui de la Direction du Développement et de la Coopération, DDC Suisse.
A travers ce projet, l’UNPC Nord-Kivu vise à transformer le rôle des médias, passant de simples observateurs ou rapporteurs à des véritables catalyseurs de la paix et de la cohésion sociale.
D’Assise Bashizi