Les tensions entre autorités et population ont souvent animé le quotidien dans la ville de Beni, capitale provinciale provisoire du Nord-Kivu. Grâce aux interventions des Comités locaux de sécurité (CLS), ces écarts laissent place à des espaces de dialogue.
Nick Junior, un militant du mouvement citoyen Lutte pour le changement (LUCHA) reconnaît que depuis l’avènement de CLS, le regard a changé.
« Avant, il y avait un climat de méfiance entre les jeunes activistes et les autorités. Ils nous voyaient comme des rebelles », explique-t-il.
La donne est tout à fait différente. « Mais maintenant, avec les CLS, ce rapprochement nous permet de nous asseoir sur une même table et ça permet d’améliorer la confiance entre nous », renchérit Nick Junior.
Le Vice-gouverneur du Nord-Kivu, le Commissaire divisionnaire Louis Second Karawa rapporte que ce rapprochement permet d’améliorer la situation sécuritaire dans la zone.
« Il y avait une méfiance réelle. Aujourd’hui, avec les CLS, nous nous rapprochons de la population car la sécurité, c’est d’abord cette population », précise l’autorité.
L’avènement des Comités locaux de sécurité est une plus value prometteuse pour prévenir les dangers et renforcer la collaboration entre dirigeants et dirigés pour pallier les défis sécuritaires.
Chantal Kahashi