Une accalmie s’observe depuis quelques mois entre les agriculteurs locaux et le Parc national des Virunga (PNVi) dans le quartier Congo ya Sika au poste – frontaliers de Kasindi, secteur de Rwenzori dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu.

Pour les acteurs locaux, ceci est la résultante du dialogue permanent instauré entre les communautés locales, la société civile et le gestionnaire de cette aire protée.

Pour Augustin Nzembule, l’un des représentants des cultivateurs, ce mécanisme doit être maintenu pour prévenir des tensions qui peuvent surgir entre les deux parties.

« Depuis près d’un an, nous vivons en paix. Depuis l’installation de la clôture électrique de demarcation, il n’y a plus de mésentente », explique-t-il. Il indique qu’en cas de problème, la société civile intervient pour faire la médiation afin qu’une solution « pacifique » soit trouvée à la crise.

« En cas de problème, nous faisons recours à la société civile qui intervient pour trouver une solution pacifique. Cette collaboration doit continuer », a lancé ce représentant des cultivateurs locaux.

Le PNVi met en avant l’approche impliquant les communautés locales dans la préservation des aires protégées. Bienvenu Bwende, responsable de la communication et éducation environnementale au sein du Parc, insiste que le dialogue reste la meilleure voie de sortie de crise.

« En cas de situation de mésentente, nous privilégions le dialogue parce que nous sommes là pour sauver la biodiversité. Nous parlons avec les personnes concernées », explique-t-il. À côté du dialogue, Bienvenu Bwende renseigne que d’autres alternatives sont dévéloppées.

« À côté, nous essayons de créer des alternatives de survie pour cette population en dévéloppant une économie verte, qui n’est pas basée sur la destruction de la biodiversité », souligne-t-il.

Les deux parties plaident pour le maintient de ce dialogue pour taire les différends entre les écogardes et les communautés riveraines du Parc national des Virunga.

Cet article est produit dans le cadre du projet « Renforcement des capacités des journalistes et médias du Nord-Kivu sur le journalisme de paix pour la cohésion sociale ». Un projet exécuté par l’Union Nationale de la Presse du Congo, section du Nord-Kivu, avec l’appui de la Direction du Développement et de la Coopération, DDC Suisse.

A travers ce projet, l’UNPC Nord-Kivu vise à transformer le rôle des médias, passant de simples observateurs ou rapporteurs à des véritables catalyseurs de la paix et de la cohésion sociale.

Fred Mastaki

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